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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 13:42
Roman de Gert Nygårdshaug (non traduit)

L'histoire :

Après avoir été accusé à tort d'un meurtre, Jens Oder Flirum passe 10 ans en prison. Finalement reconnu innocent, il est liberé avec la modeste somme de 20 millions de couronnes (2,3 millions d'euros). Totalement inadapté à la vie dans la société norvégienne, il part au Brésil où il fonde l'institut ARBETFLO, qui a pour but de stocker et d'étudier toutes les plantes de la forêt amazonienne.
Son séjour idyllique dans un village indien va pourtant être perturbé par le soulévement des Yanomami, un autre peuple qui a décidé de conquérir la forêt et de la revendiquer pour sienne. Yenso, comme on l'appelle au Brésil, découvre rapidement que ce sont les Européens, en mal de matière première, qui ont manigancé ce soulévement pour retrouver leur droit à exploiter la forêt. Il ne lui faudra pas longtemps pour les contrecarrer.
A l'aide des propriétés étranges d'une certaine plante, Yenso met alors au point "le grand projet" qui a pour but de neutraliser les ambitions néfastes des Européens et d'apaiser par la même occasion la guerre qui fait rage en Europe, où les fractions politiques et religieuses s'entre-déchirent.
Jens Oder Flirum revient donc en Europe, sans se douter de ce qui l'attend.


Si on se laisse emporter par l'intrigue, somme toute bien menée, avec son lot d'actions, de rebondissements et de surprises, on reste pourtant sceptique face à certaines facilités, un peu décevantes, qui permettent à Jens Oder de (presque) toujours s'en sortir.
Nygårdshaug semble s'être laissé tenter par le "réalisme magique" de certains écrivains sud-américains, mais sans leur aptitude à faire paraître le tout naturel. Si bien que la magie semble vraiment une ficelle grossière destinée à faire avancer l'histoire.
Le fait qu'une partie de l'histoire se déroule dans un futur très proche est particulièrement intéressant, car l'évolution politique imaginée ne parait pas si extravagante que ça. Au point qu'on en ait parfois froid dans le dos.
Enfin, on ne peut que regretter les maladresses d'écriture qui désamorcent à maintes reprises l'intérêt que l'on porte au roman.

Himmelblomsttreet, G. Nygårdshaug, Cappelen, 1995

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Published by LillaMy - dans Livres
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