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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 10:54
Roman de Jean-Paul Nozière.

http://jpnoziere.com/Images/maboul.jpgL'histoire
Aïcha a 14 ans et souffre de crises d'épilepsie. C'est pour cette raison qu'elle ne va pas au collège. A la place, elle révise son bac ! Son grand frère Mouloud n'est pas scolarisé non plus. Lui a un autre motif : il est maboul. Maboul à zéro, comme dit Aïcha, car il s'est rasé le crâne pour ressembler à ses footballeurs préférés. Joueurs dont il emprunte l'identité à raison d'un par jour ou par semaine. Ce qui est la moindre de ses lubies.
Leur mère étant concierge du collège, ils passent pourtant leur temps en milieu scolaire. Ce qui ne va pas sans créer des problèmes et faire courir des ragots dans la petite ville de Sponge. Confrontée aux préjugés racistes et aux secrets souvent peu reluisants des élèves, Aïcha est décidée à montrer à tous, et surtout aux 63% de Français qui pensent qu'elle est de trop.


Malgré le côté tristement réaliste de cette histoire d'une famille immigrée en butte aux préjugés, on rit de bon coeur dans ce roman. Les frasques de Mouloud-Milou sont réjouissantes et le point de vue d'Aïcha n'est pas dépourvu d'humour.
Le mélange de vie quotidienne ponctuée des élucubrations de Milou et du récit tragique de la mère forment un bon équilibre, ne tombant ni dans le pathétique, ni dans le clownesque.

Maboul à zéro, J-P. Nozière, Gallimard Jeunesse, 2003
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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 18:22
On le croise tous les jours sur les pubs, dans la maintenant célèbre formule "Pour votre santé, évitez de grignoter entre les repas".
Pourtant, c'est mignon comme mot, grignoter, et puis ça veut dire manger un tout petit peu, ça peut pas faire de mal !
De plus, ce n'est pas sans évoquer la souris et, dans la catégorie poids lourds, on fait quand même mieux...

D'un autre côté, il parait que ça vient du mot "grigne", qui voulait dire montrer les dents. C'est un peu moins sympatique, ça donnerait plutôt l'image du lapin. C'est peut-être pour cela qu'on lui a rajouté le tout gentil suffixe -ote.

Alors, on se doutait qu'il était mal de se goinfrer, de baffrer, d'engloutir, de festoyer ou même de manger entre les repas, mais si même grignoter est interdit, où va le monde ?
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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 10:51
Roman de Antje Babendererde

L'histoire
Oliver, 15 ans, a toujours vécu en Allemagne, jusqu'à ce que sa mère décide de se remarier avec un Indien Lakota et d'aller vivre dans la réserve de Pine Ridge, Dakota du Sud. Pour Oliver, c'est une catastrophe, il va devoir quitter sa ville, son lycée et surtout sa petite amie. Bourré de préjugés, il est sûr que sa vie avec les sauvages va être un enfer.
Et ce qu'il découvre à Pine Ridge semble à la hauteur de ses attentes : pauvreté, alcoolisme, dangers multiples, soupe de chien et un beau-frère jaloux. Cependant, il fait bientôt connaissance avec les nombreux membres de sa nouvelle famille et apprend à les apprécier : Tammy qui ne le laisse pas indifférent, Boo l'attardé, Grand-Père Joe et tous les autres. Et surtout, il finit par partager leurs craintes et leurs espoirs.


Je suis moi-même partie avec un préjugé sur ce livre qui, à la lecture de la quatrième de couv., avait l'air assez moralisateur. J'ai donc été agréablement surprise, puisque les personnages sont dépeints avec profondeur et réalisme et ni Oliver ni les Indiens ne sont idéalisés ou diabolisés (la seule exception étant le retournement de Ryan le beau-frère, un peu trop soudain). L'évolution d'Oliver semble naturelle et on se prend à se demander ce que l'on penserait si on était à sa place.
Les moments forts le sont vraiment, l'action ne traîne pas. On ne s'ennuie pas, au contraire ! Le roman est même plutôt un peu court.

Lune indienne, A. Babendererde, Bayard Jeunesse, 2007

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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 10:11
Encore une paire !


Taille 44, tricotées avec deux fils Bamboulène (couleur Coquelicot et Piment) et des aiguilles 5,5 (merci à la dame de la Gare des Boutons !).
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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 12:08
Roman d'Erik L'Homme

L'histoire
Violaine, Arthur, Claire et Nicolas ont été placés dans une clinique psychiatrique en raison de leur comportement étrange. Mais quand leur docteur préféré, le Doc, est enlevé par des agents secrets, les quatre adolescents partent sur ses traces, s'aidant de leurs étranges pouvoirs pour contrer la traque de leurs ennemis.


Loin d'une simple histoire de super-héros, Phænomen m'a conquis en restant au contraire assez réaliste pour le genre. Les pouvoirs des enfants ne sont pas tout-puissants et ils sont confrontés à des problèmes bien matériels et des réflexions humaines. Leurs pouvoirs sont intéressants (pas d'invicibilité) et non sans leur poser des problèmes.

Quelques regrets quand même quant aux énigmes farfelues du Doc, qu'ils résolvent un peu vite, sans nous laisser le temps de nous y pencher. Ma grosse déception a également été de découvrir que le fameux secret était en rapport avec l'atterissage contesté sur la Lune, mais finalement je suis plutôt d'accord avec la conclusion (à savoir : quelle importance ?).

Malgré ces points positifs, je ne pense pas que je lirai la suite qui semble partir, si on en croit la fin du tome 1, dans des directions plus farfelues et moins originales.

Phænomen, E. L'Homme, Gallimard Jeunesse, 2006
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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 10:12
En période de Noël, les chercheurs norvégiens de Sintef Byggforsk - spécialisés dans la recherche sur la construction et le bâtiment - sont un peu fatigués, mais toujours prêts à chercher des solutions pour des constructions plus solides et un monde meilleur.

C'est ainsi que, dévoués à la science et au progrès, ces chercheurs ont, durant neuf ans, étudié la construction des maisons en pain d'épices. Et ils n'ont pu que constater les fautes impardonnables qui conduisent chaque année à l'effondrement de centaines, voire de milliers de maisons de pain d'épices !

Devant ce désastre, ils ne pouvaient que réagir. Ils ont donc aussitôt publié un article sur le site du Sintef, accompagné d'un indispensable guide à la construction, qui comporte tous les schémas et mesures nécessaires, ainsi que la recette du pain d'épice de construction.


Maintenant plus d'excuse ! A l'image de cette Nidarosdomen, nous allons pouvoir nous lancer dans des projets ambitieux tels que Château de Versailles et autres Pont du Gard en pain d'épices !
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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 09:34
Roman de Bernard Simonay.

L'histoire :
Antoine Maréchal est romancier. Riche et célébre, il mène une vie confortable entre amis, épouse, fêtes et maîtresses. Jusqu'à ce qu'il rencontre une femme qui prétend être l'héroïne de ses romans. Ses certitudes se brouillent alors et son monde tranquille bascule dans la confusion.


Rien d'extraordinaire dans ce roman. Le suspens est plutôt bien tenu, même si j'avais ma petite idée pas tout à fait fausse quasiment dès le début. Les dialogues entre le personnage et le créateur ne sont pas originaux et n'apportent pas grand chose. La frontière entre le rêve et la réalité n'est finalement pas assez brouillée pour qu'on s'y perde, ce qui aurait pu être intéressant.

Le carrefour des ombres, B. Simonay, Alphée, 2009
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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 20:30
Quoiqu'il commence de la même façon que le mot précédent, le pichleu (mon orthographe) n'a rien à voir avec un pyjama.

D'origine mystérieuse et fort peu usité, le mot pichleu désigne ce que le commun des mortels appelle (bien à tort et avec un manque de goût flagrant) une manique. C'est-à-dire un objet de textile servant à manipuler les plats et casseroles chauds sans se brûler les mains.

Le pichleu traditionnel est en fil de coton crocheté en rond ou en carré (personnellement, j'ai une nette préférence pour les pichleu ronds, plus facile à faire).

La photo de droite représente une manique. On remarquera sa ressemblance saisissante avec un pichleu.

L'étymologie du vocable pichleu est rien moins qu'obscure. Il est possible qu'il soit issue de "pique leu", c'est-à dire "pique loup". Selon une logique tordue, le pique loup serait alors le tisonnier, utilisé pour se défendre contre les loups mais également pour sortir la marmite du feu quand on a rien d'autre sous la main.

Ceci nous permettant d'affirmer que le pichleu fut d'abord utilisé par des classes sociales fort dépourvues (que la bise soit venue ou non). Puis, le progrès traçant son chemin, on découvrit qu'un bout de chiffon était plus maniable qu'un bout de métal. Du moins en ce qui concerne les anses des marmites... Le nom de pichleu se transféra donc tout naturellement à cet ustensile bien utile.

Après ce résumé touchant et instructif, vous n'avez donc plus d'excuse pour continuer à utiliser un pichleu en croyant que c'est une manique.

On notera en outre que cet article comporte la toute première occurence du mot pichleu dans le Web visible (si c'est pas la gloire, ça...)

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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 10:04
Roman de Terry Pratchett

L'histoire :
Après Les chtits hommes libres et Un chapeau de ciel, nous retrouvons Tiphaine Patraque (13 ans), la sorcière du Causse, embarquée dans une vieille histoire : celle des saisons. Ayant accidentellement pris la place de l'Eté, elle est poursuivi par l'hiverrier, qui est bien décidé à en faire son épouse.
A l'aide de Mémé Ciredutemps et, bien sûr, des Nac Mac Feegle, Tiphaine va déjouer ce plan glacial tout en parachevant son apprentissage de sorcière.
Parmi les curiosités mémorables de ce roman du Disque-Monde, un fromage nommé Horace, la société Pipo, les bibliothécaires itinérants, comment un Nac Mac Feegle devient un héros, et bien d'autres choses...

Bien dans la lignée des précédents, un roman moins déjanté que les Annales, avec une histoire plus suivie et où l'on rit moins. Une mention spéciale à Mademoiselle Trahison, sympathique sorcière spécialiste du Pipo.
Une question demeure : cette histoire se passe-t-elle avant, pendant ou après les Annales ? Il n'y est pas question de Magrat Goussedail, par exemple.

L'hiverrier, T. Pratchett, L'Atalante, 2009
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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 14:21
En voilà une qui a sommeil, vous dites-vous en lisant le titre de l'article de ce jour.
Eh bien, non ! Même pas (pour une fois).

Alors pourquoi parler du pyjama ? (oui, en rose, c'est comme ça, j'ai beau ne pas posséder de pyjama rose, ça reste la couleur du mot pyjama)
Pour plusieurs raisons :

1. C'est un mot rigolo à prononcer (ce qui pourrait suffir)

2. C'est un mot rigolo à écrire : un y et un j l'un à côté de l'autre, que demander de plus ?

3. C'est un mot qui vient de l'hindoustani, vous en connaissez beaucoup d'autres dans la langue française, vous ?

4. C'est un mot quasi-international (d'accord, j'ai pas vérifié...). Si bien que si vous vous retrouvez téléporté dans un endroit où on parle étranger, grâce à ce mot, vous ne serez pas complétement démunis !
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