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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 22:46
Roman de Joseph Boyden.

L'histoire
Xavier Bird est un indien du Canada, un des rares à vivre encore dans la forêt, avec sa tante, devineresse et tueuse de windigos. Mais pour suivre son ami Elijah et le protéger, Xavier s'engage dans l'armée qui va combattre les Allemands dans les Flandres. Plongé dans la guerre de 14-18, il va vivre cet enfer de son point de vue de "sauvage païen".


Les passages les plus intéressants du roman sont pour moi les récits de Niska, la tante de Xavier, récits de la vie et des croyances des Indiens. Les souvenirs de guerre de Xavier ne sont finalement qu'un énième récit de guerre, semblable à bien d'autres, et que la relation complexe entre Xavier et Elijah n'arrive pas à relever.
Le trajet de trois jours sur la rivière, reflétant le chemin des âmes que parcourt l'esprit des morts chez les Indiens, est une bonne idée, mais qui est mal exploitée. Les plongées dans les souvenirs et les introductions aux récits de Niska sont mal menées, artificielles et nous déconnectent du récit au moment où on devrait être captivés.

Le thème était particulièrement intéressant, il est donc dommage que l'auteur n'est pas réussi à en faire quelque chose de plus profond, d'un peu moins "récit de guerre".

Il y a quand même un point positif : c'est LE roman qui confirme que je ne suis pas la seule à prendre les traces d'un élan pour celles d'un humain !
De plus, je ne sais pas si c'est fait exprès, mais le titre fait quand même un mauvais jeu de mots.

Le chemin des âmes, J. Boyden, Albin Michel, 2006
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18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 14:25
La caractéristique du bonnet à spirales est qu'il n'a pas de spirales. Seulement, allez trouver un nom à ce motif  !






Rayures diagonales, à la rigueur, mais c'est pas terrible quand même...








Sur une tête, ça donne ça :

Le tout est fait avec des aiguilles droites n°6 (les aiguilles circulaires, c'est galère !). Mais allez plutôt voir la recette du bonnet, pour les explications.
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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 13:19
Roman de Haruki Murakami.


L'histoire :
Le jour de ses 15 ans, Kafka Tamura fugue de chez son père pour fuir une malédiction. Il se dirige vers le Shikoku où il s'installe dans une bibliothèque. Pendant ce temps, Nakata, un vieil homme simplet qui parle aux chats prend lui aussi la route pour le Shikoku, poussé par de mystérieuses forces.
Tous deux croisent en chemin des gens pour les aider et se retrouvent plongés dans des évènements extraordinaires pour se retrouver eux-mêmes.


Un roman prenant, avec des personnages très attachants et qui a le mérite de faire réfléchir sans se prendre trop au sérieux non plus. Le fantastique, bien présent, n'est que métaphore, mais s'intègre tellement bien à l'histoire qu'il n'a rien de surfait. Et le côté peu réaliste de certains personnages et de certaines scènes, qui en souligne l'artificiel, le romanesque, permet d'apprécier plus encore l'aptitude de Murakami à raconter, à mettre en scène.
Si on peut faire un reproche à ce livre, c'est que l'histoire est trop prenante. On ne prend plus le temps de réfléchir aux nombreuses métaphores et événements mystérieux qui expliquent les motivations des personnages (et qui ne sont pourtant pas si abscons !). Si bien que j'en suis ressortie perplexe, sûre de n'avoir pas tout saisi. A relire, donc.

Kafka sur le rivage, H. Murakami, Belfond, 2006
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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 16:19
Kjedelig (norvégien) : ce qui a les caractéristiques d'une chaîne (en kjede), c'est-à-dire long, toujours semblable, uniforme...

Bref, ennuyeux !

D'un ennui qui ligote dans une suite d'instants tous pareils, s'enchaînant apparement sans fin.

Une belle image, très vraie, non ?
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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 11:41
Roman de Yoko Ogawa.

L'histoire :
A la suite d'un accident de voiture, un ancien professeur de mathématiques a une mémoire limitée à 80 minutes. Pour se protéger du monde extérieur dont il ne peut appréhender les changements, il se réfugie dans les mathématiques, octroyant à tous les nombres (âge, poids, date, n° de fabrication...) une signification particulière selon leurs caractéristiques mathématiques. Sa nouvelle aide-ménagère et son fils se lient d'amitié avec le professeur et se laissent eux-aussi fascinés par les chiffres. En découle une relation toute particulière entre les trois, pleine d'attention et de tendresse.

De Yoko Ogawa, je connaissais Le musée du silence, qui m'avait beaucoup plu. La formule... est à la hauteur, quoiqu'on puisse regretter les innombrables passages sur le base-ball, un peu trop techniques pour qui ne connaît pas bien les règles du jeu. Par contre, le roman donnerait presque envie de s'intéresser aux mathématiques, ne serait-ce que pour comprendre la formule préférée du professeur !
Les éléments tenus sous silence jusqu'au bout ne déçoivent pas mais contribuent au contraire aux charmes du roman.

La formule préférée du professeur, Y. Ogawa, Actes Sud, 2005
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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 09:40
Après des mois de préparations matérielles aussi bien que psychologiques, le 28 octobre de l'an de grâce 2009, l'expédition est enfin prête à partir pour la mystérieuse contrée d'Orry-la-Ville (60560), territoire inexploré fourmillant de créatures étranges.
Les découvertes furent à la hauteur de nos attentes. Car après un périple patatoïdale autour d'étendues d'eau peuplées de cygnes, de mouettes et de foulques qui font tut-tut et poc-poc, nous découvrîmes enfin la faune toute particulière du lieu.

Ce fut d'abord une horrible vision qui nous accueillies : rien de moins qu'un canard-dindon, au corps passable de canard surmonté d'une tête de dindon auquel on aurait enlevé les bidules qui bloblotent. Il paraîtrait même que ces choses ne sont pas des erreurs de la nature mais bien une espèce de canard, communément appelé Canard de Barbarie.


Laissant le candon (ou dindard ?) vaquer à ses occupations, nous continuâmes pour tomber sur une scène d'une cruauté inimaginable : au sommet d'un arbre, un écureuil égaré était harcelé par une troupe entière de perruches vertes, ne comptant pas moins de dix individus. Ne pouvant s'enfuir, l'écureuil faisait des allées-retours sur sa branche tandis que les perruches le suivaient en émettant un désagréable bruit de crécelles. Bientôt sur vos écrans, l'invasion de l'Oise par les perruches !



Quelques mètres plus loin, une tortue prenait le soleil comme si de rien n'était. S'agissait-il là d'une tortue de Floride qui, patte dans la serre avec les perruches, prévoyait la destruction inexorable de l'éco-système des étangs ? Impossible de le savoir, nous manquions cruellement de connaissance sur les tortues (sauf en ce qui concerne les calculs urinaires de ces reptiles, bien entendu).


Enfin, après avoir aperçu un rat-peut-être-musqué, nous fîmes la connaissance de deux canards colverts géants, qui n'était donc sans doute pas des colverts, mais dont je n'ai pu retrouver l'espèce.

Qui a dit qu'il fallait voyager loin pour se dépayser ?...

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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 09:27
Roman de Carl Frode Tiller (à paraître en français sous le titre Encerclement)

L'histoire
David a perdu la mémoire. Il passe donc une annonce dans le journal pour qu'on l'aide à retrouver ses souvenirs. Trois personnes décident de répondre : son ami d'adolescence Jon, maintenant devenu musicien ; Arvid, son beau-père et ancien prêtre, sur son lit de mort ; et Silje, dernier membre du trio d'adolescent et première petite amie de David. Chaque lettre à David, où ils décrivent les années 80 et leurs souvenirs de David, est entrecoupé de passages (à la première personne) sur leur vie actuelle, où chacun semble perdre tous ses repères...


Le principe d'alterner les lettres et le présent de chaque personnage est intéressant puisqu'il permet une relecture du passé à la lumière des sentiments et actes présents de chacun, et vice versa.
Les trois points de vue sur les mêmes événements (bien que la superposition ne soit pas exacte, ce qui ajoute bien sûr de l'intérêt et de la profondeur au récit) brouillent peu à peu nos certitudes, puisque nous ne savons plus qui dit vrai, si tout le monde ment ou livre simplement sa vision des choses. On a finalement l'impression de trois univers radicalement différents qui se sont pourtant cotoyés et ont cru se comprendre.
Les scènes du présent sont en contraste avec la maîtrise et l'attitude raisonnable dont chacun fait preuve dans sa lettre. On assiste à une pièce de théâtre aux actes aléatoires mais où toutes les scènes sont marquées par la perte de mesure, l'énervement croissant des personnages qui n'arrivent plus à se replacer dans leur propre vie. A la façon d'Ibsen (qu'il cite), Tiller brise les "mensonges vitaux" (livsloegn) des personnages, les laissant à nu. Avec la seule possibilité de se retrouver en écrivant cette lettre, moins pour David que pour eux-mêmes.

Bref : un très bon roman.

Innsirkling, C. F. Tiller, Aschehoug, 2007
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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 10:35
Il arriva que j'eus de certaines chaussettes à envoyer par la poste. Mais comme les enveloppes et autres paquets sont souvent ennuyeux au possible, je réitérai dans l'art postal.
Voici donc le résultat :

Côté adresse :






"Pourquoi un escargot ?" entendis-je questionner par de curieuses voix.
"Parce que" répondis-je donc.








Et l'autre côté :






"Mais alors, pourquoi une baleine ?" demandèrent à nouveau les voix indiscrètes.
"Parce qu'une fois que j'eus coupé un papier afin de créer la carte intérieure, le morceau restant arborait une vague forme de baleine" dévoilai-je.






Malheureusement, à l'heure de la privatisation, la Poste ne put assurer que mon paquet arriverait en l'état, ni même qu'il arriverait tout court. Il eut fallu lui aposer une énôôrme étiquette de suivi. Aussi, bien que cette seule pensée me fendit l'âme, je dus me résoudre à le glisser dans un affreux paquet estampillé Collissimo.
D'où une oeuvre de pseudo-mail art.

Pour les sans vergognes qui continuent à me poursuivre de leurs questions éhontées, le tout est réalisé en papier journal (Métro et 20 Minutes, pour être précis), couvercle de boîte à chaussures (Affaire de Style, pour être rigoureux), colle en bâton (LP, pour être consciencieux), papier brouillon (de la Ville de Paris, pour être explicite) et scotch (de marque inconnue, pour être scrupuleux).
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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 09:40
Roman de Paul Auster.

L'histoire
La narrateur, Peter Aaron, raconte l'histoire fragmentée d'un de ses amis, Benjamin Sachs, écrivain lui aussi et duquel une aventure invraisemblable va changer le cours de la vie. Promu par lui-même conscience de la liberté, il se lance dans une étrange activité terroriste.
De rencontres en conversations, la personnalité de Ben Sachs est lentement construite, jusqu'à dévoiler sans l'expliquer les raisons de son comportement final.


On se prend vite au récit du narrateur, se laissant aller à apprécier les différents personnages aux lubies étranges. La chronologie brouillée permet des effets d'annonces qui maintiennent le suspense.
L'un des points les plus intéressants est sans doute le narrateur lui-même, très partial, qui ne peut s'empêcher de trouver motifs et excuses au comportements des protagonistes. On en apprend finalement beaucoup sur lui-même, ses espoirs et ses déceptions, dans sa biographie de Sachs. La frontière entre le narrateur et le personnage n'est peut-être pas si nette que ça, comme le souligne la révélation finale.

Léviathan, P. Auster, Actes Sud, 1993
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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 18:36
Voici de nouvelles chaussettes, toujours tricotées avec un jeu de 5 aiguilles double-pointe, mais cette fois-ci en 4,5.

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