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9 mars 2009 1 09 /03 /mars /2009 19:31

Voici une bonne illustration de la "guerre des langues" en Norvège.
Pour bien comprendre, il faut savoir que la Norvège possède deux langues officielles : le bokmål (environ 85 % d'utilisateurs) et le nynorsk (15%). Le bokmål est l'héritier direct du danois colonial, utilisé jusqu'au 19ème siècle, tandis que le nynorsk est une langue forgée, dans les années 1850, à partir des dialectes norvégiens et de l'ancien norrois.
Depuis l'origine du nynorsk, ces deux langues sont toujours un peu en conflit. Les partisans du nynorsk voudraient voir leur langue se diffuser, tandis que les utilisateurs du bokmål n'ont souvent que faire d'apprendre le nynorsk et considère comme une gêne d'avoir à lire en nynorsk.

Aujourd'hui, le plus grand producteur de lait de Norvège, Tine, a décidé de supprimer les cartons de lait où figurait le mot "mjølk" (lait - nynorsk) pour le remplacer par "melk" (lait - bokmål), pour des raisons de coût.
En contrepartie, Tine assure que certains emballages de produits laitiers comporteront parfois du texte en nynorsk, mais pour le Noregs Mållag - organisation de défense du nynorsk - Tine fait injure à ses origines populaires et cède à la centralisation en ne prenant pas en compte les deux langues norvégiennes.

Sources :
Aftenposten
Noregs Mållag

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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 17:48
Voilà une nouvelle histoire de Bizarre.

Certains de mes lecteurs reconnaîtront dans l'héroïne un avatar de Nora Sazier, personnage de la soirée-enquête. Mais son destin a un petit peu changé avec le temps...

Bonne lecture et n'oubliez pas de commenter ici-même !
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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 12:07
Roman de Brian Keaney. Premier tome du Maître des Illusions.

L'histoire

Dante est employé de cuisine à Tarnagar. Cet asile, situé sur une île, est destiné aux déviants de la société, c'est-à-dire ceux qui rêvent. En effet, dans ce monde semblable à celui de 1984, tous les adultes et adolescents à partir de 14 ans doivent prendre une substance, l'Ichor, qui les rend dociles et les empêche de rêver. A la tête de cette société, le mystérieux docteur Sigmundus.
Mais Dante ne subit pas les effets de l'Ichor. Un jour, un nouveau pensionnaire arrive, mais il s'échappe bientôt en emmenant avec lui Dante et Béatrice, une jeune fille qui remet en question ce qu'on lui inculque.
Arrivés dans la ville en ruine, siège des rebelles - les Pùca - les deux adolescents vont subir un entraînement militaire et surtout, se voir enseigner les secrets du fluide odique, qui permet de modifier la réalité et qui constitue la force majeure des Pùca dans leur résistance.
Cependant, les troupes du docteur Sigmundus tentent d'envahir la ville...

Si le roman part d'une intrigue plutôt originale - dans le concept du fluide odique - il est desservi par un style médiocre et des personnages plutôt stéréotypés. Certains raccourcis, à partir du milieu du livre, sont regrettables car on aimerait voir développer certains aspects et on apprécierait d'en savoir un peu plus sur l'histoire de cette société formatée.
La fin est pourtant bien menée, en laissant planer le suspense, elle donne réellement envie de lire la suite. Tout en ne laissant guère d'espoir sur la qualité de l'écriture du tome 2...

Le rêve interdit, Brian Keaney, Hachette Jeunesse, 2008.
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1 mars 2009 7 01 /03 /mars /2009 20:40
Parmi les nombreuses contradictions des standards économiques norvégiens, l'état des routes n'est pas la moindre.
Comme le révèle l'enquête du World Economic Forum, sur 134 pays concernés, la Norvège atteint une petite 48ème place derrière, entre autres, ses voisins immédiats, la Finlande et la Suède.
Sur une échelle de 1 (sous-développé) à 7 (standards internationaux) de l'état des routes, la Norvège affiche 4,1 (à titre de comparaison, la France se place en tête avec 6,7).

On invoque bien sûr la géographie très contraignante (montagnes, fjords...) pour exliquer le coût et la difficulté à construire et entretenir des routes correctes. Mais le fait est qu'une telle défaillance augmente énormément le temps de transports des marchandises, et par là-même le prix. Les transporteurs sont effarés de constater qu'en Norvège, on met 8-9h à parcourir 500km (la distance entre Oslo et Trondheim). Il faut tout de même noter que la vitesse sur ces routes est limitée à 90km/h.

De plus, il suffit de lire le journal pour se rendre compte du nombre impressionant d'accidents de la route, surtout en période hivernale (à noter toutefois que les journaux norvégiens sont assez catastrophistes et ont tendance à développer ce genre de sujets).

Le résultat de cette enquête, conjugué au "krisepakken" (budget destiné à l'équipement et aux infrastructures, entre autres) va-t-il faire changer les choses ? Ou la frilosité pour dépenser l'argent du pétrole va-t-elle l'emporter ?

Source :
Aftenposten
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28 février 2009 6 28 /02 /février /2009 16:06
Roman italien de Fabio Geda.


L'histoire :

Emil, treize ans, est arrivé clandestinement en Italie avec son père. Mais, à la suite d'une bagarre, ce dernier est renvoyé en Roumanie, puis jeté en prison. Emil reste seul à Turin avec une amie de son père et l'Architecte, un homme qu'il a rencontré. Cependant, les choses tournent mal et Emil décide d'aller retrouver son grand-père Viorel, acteur en tournée à Berlin. S'ensuit un voyage à travers l'Europe à la poursuite de ce grand-père fantasque, voyage parsemé de rencontres avec de multiples personnages hauts en couleurs.


Si le début du roman semble un peu confus et embrouillé, on se laisse néanmoins emporter par l'histoire d'Emil. Et on s'attache aussi bien à l'adolescent qu'aux amis qu'il se fait. Traités sans manichéisme, les personnages ressortent par leur humanité sur une intrigue qui tient la route sans être exceptionnelle.

Le point intrigant est la manie de l'auteur d'inclure la définition des mots qu'il juge compliqués. Ces définitions sont intégrées à la narration d'Emil, mais cela paraît tout de même un peu artificiel. De plus, le lectorat adolescent de ce roman connaissant sans doute encore l'usage du dictionnaire (si besoin), c'est probablement superflu.

Pendant le reste du voyage, j'ai tiré sur les Indiens, F. Geda, Gaïa Editions, 2009
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26 février 2009 4 26 /02 /février /2009 22:46
Bande dessinée adaptée du roman de Todd Strasser, illustrée par Stefani Kampmann.

L'histoire :

Dans un lycée américain, un professeur d'histoire enseigne la Seconde Guerre Mondiale à ses élèves. Pour leur faire comprendre comment les nazis ont pu en arriver là impunément, il décide de faire vivre aux adolescents une expérience similaire. Il lance un mouvement : la Vague, dont les trois principes sont :
Le pouvoir par la discipline
Le pouvoir par la communauté
Le pouvoir par l'action

Les élèves adoptent un symbole commun : la vague et des principes très stricts quant aux comportements autorisés par le mouvement.
Peu à peu les élèves, enthousiastes, galvanisés par le sentiment de puissance que leur donne le groupe, en arrivent à exclure ceux qui refusent d'en faire partie, jusqu'à les frapper.
Le professeur, quant à lui, pris à son propre piège, reconnait s'être laissé emporter par sa position dominante dans le mouvement, sa position de... dictateur. Il met fin à l'expérience en mettant ses élèves face à l'Histoire.

Sans connaître le roman original, je ne peux juger de la qualité de l'adaptation. Mais la BD m'a bien plu : le scénario, sans longueurs, est vraiment prenant et le graphisme - noir et blanc, traits marqués, visages expressifs - contribue à nous faire rentrer dans l'histoire.
Si on en croit la quatrième de couv., le roman s'inspire d'une histoire vraie, ce qui ne fait que renforcer l'effroi où nous laisse le fanatisme de ces adolescents, trop avides de se soumettre à une autorité suprême et de léguer à d'autres toutes responsabilités.
Un seul regret : la fin (les trois dernières pages) un peu molle, un peu traînante à mon goût.

La Vague
, T. Strasser et S. Kampmann, J.C. Gawsewitch Editeur, Paris, 2009.
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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 19:17
Cette affaire a débutée en automne 2008, quand une jeune femme musulmane demanda à entrer dans la police norvégienne mais à condition de pouvoir porter le voile, comme l'obligeait le Coran.

Bien sûr, une telle requête ne pouvait passer inaperçue. Début février, le ministère de la justice et de la police affirmait que le port du hijab (voile) pourrait être autorisé pour les femmes policières. Ses arguments étaient, enre autres, que cela pourrait conduire à une meilleure intégration des minorités, et notamment des femmes musulmanes dans la police. Il s'appuyait de plus sur l'exemple d'autres pays, tel la Grande-Bretagne, où cela est autorisé.

Cependant, le Syndicat des Policiers s'élevait contre une telle proposition. Selon lui, la police doit resté neutre, et cela de manière visible, afin que l'on ne puisse l'accuser de prendre parti d'une manière ou d'une autre.

Le Fremskrittparti (extrême droite) a bien sûr saisi la balle au bond et fait retomber toute la culpabilité sur l'Arbeiderparti actuellement au pouvoir. A quelques mois des élections législatives, l'enjeu peut se révéler énorme...


Le dernier rebond - burlesque - de cette affaire provient d'un conseiller municipal de Bergen qui affirme que si le voile est interdit aux policiers, ils ne devraient pas non plus être autorisés à porter de "sydvest" (chapeaux de pluie) qui sont selon lui "un symbole culturel"...


Sources :
http://www.nrk.no/nyheter/
http://www.abcnyheter.no/
http://www.aftenposten.no/
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15 février 2009 7 15 /02 /février /2009 22:22
Le Trône de Fer est une histoire complexe...

Etant donnée la difficulté que j'ai rencontrée à résumer les tomes 3 et 4 de la série, et vu que la suite est elle aussi composée à 90% d'intrigues politiques enchevêtrées, j'ai décidé d'arreter de publier un article tous les deux tomes.

D'autant plus que cette répartition s'est finalement révélée assez dénuée de sens, puisque un tome anglais peut être découpé en 2 ou en 4 tomes français !

Je publierai donc mon avis sur cette histoire quand j'aurai terminé le cycle, qui compte actuellement 12 tomes en français et n'est pas fini d'écrire en anglais...

Le silence de la rubrique Livres n'est donc pas due à l'arrêt de mes lectures et je publierai une nouvelle critique dès que G.R.R. Martin me laissera le temps de lire autre chose !
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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 19:14
Snåsamannen - de son vrai nom Joralf Gjerstad - est un vieil homme vivant dans le Trøndelag. Il défraye la chronique en Norvège depuis l'automne 2008, à la suite d'un livre écrit à son propos par Ingar Sletten Kolloen.
Snåsamannen prétend être un guérisseur. Il aurait guéri quelques 50 000 personnes par apposition des mains et aurait même rendu la vue à un aveugle !

On pourrait penser qu'il ne cherche qu'à profiter financièrement de ses dons - ou de la croyance de ses contemporains - mais Joralf Gjerstad ne demande aucun paiement pour ses guérisons, même s'il admet avoir reçu beaucoup de cadeaux.
Le ministre de la santé lui-même a mené son fils à snåsamannen, il y a 11 ans de cela, ce qui lui a valu de fortes critiques de la part des milieux scientifiques.

L'engouement pour cette affaire en Norvège (tous les journaux en font état depuis septembre 2008) peut paraitre étrange. Doit-on y voir une véritable fascination pour ce qui est perçu comme de la magie ?
... ou simplement l'amplification constante des faits divers par la majorité peu crédible de la presse norvégienne ?

Sources :
www.gd.no
www.dagbladet.no
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1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 22:35

Voilà une autre écharpe faite pour une amie, cette fois.
J'ai aussi inauguré une nouvelle technique que je n'avais encore jamais essayé : les côtes.

L'écharpe ne s'enroule pas et c'est plus joli que le point mousse. Par contre, je n'avais pas prévu que cela resserrerait autant l'écharpe en largeur. Heureusement, la longueur compense ce petit défaut.
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